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Maquis

Organisés en petits groupes, dispersés dans les zones rurales, les maquis se développent essentiellement à partir de 1943. Ils mènent une lutte armée contre l'occupant et des actions proches de la guérilla. La géographie des Deux-Sèvres rend leur implantation difficile.

Une terre de maquis ?

Organisés en petits groupes, dispersés dans les zones rurales, où l'isolement et le soutien de la population locale leur permet de prospérer, les maquis se développent essentiellement à partir de 1943. Ils mènent une lutte armée contre l'occupant et des actions proches de la guérilla (harcèlement contre les troupes d'occupation, sabotages…). En Deux-Sèvres, l'absence de zones escarpées et de massifs forestiers importants, réduits leur l'implantation et leur développement.

Les premiers maquis à s'implanter semblent être ceux de la forêt de Secondigny, de Reffannes puis de Courolles dans le Marais Poitevin, et le maquis "Fernand", implanté dans le pays Mellois.

Sabotage du groupe "Guignard", nuit du 22 au 23 août 1944 © Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres et des régions limitrophes

Sabotage du groupe "Guignard", nuit du 22 au 23 août 1944 © Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres et des régions limitrophes

On peut distinguer 3 types de sabotages, tous dirigés contre les moyens de communication :

- les sabotages de lignes et matériel de chemin de fer

- les sabotages sur les routes

- les coupures de lignes électriques ou téléphoniques

Les plus nombreux sont de loin les sabotages ferroviaires. Ces sabotages consistent en déboulonnage de rails en un ou plusieurs points, en destruction de locomotives ou de draisines servant à réparer les voies, en coupure de fils-signaux ou de fils téléphoniques SNCF, en rupture d'aiguillages, en télescopage volontaire de plusieurs locomotives ou encore en destruction au plastic de réservoirs d'eau et de stations de pompage pour trains à vapeur.

Des maquisards sans armes !

Les forces vives de la Résistance augmentent sensiblement en cette année 1943. Elles affluent et convergent vers les postes de commandement clandestins des maquis grâce à la complicité de la population locale. Elles ? La jeunesse surtout. Fougueuse et impatiente d'en découdre arme au poing. Pas seulement.

La promulgation de la loi du 16 février 1943, instaurant le Service du Travail Obligatoire, la propulse dans la clandestinité. Les jeunes des classes 40, 41 et 42, animés du refus de contribuer à l'effort de guerre du IIIème Reich, trouvent refuge dans les zones rurales, au sein des exploitations agricoles. Par ce biais ou autres contacts, une partie d'entre eux intègre les maquis. La création du Service du Travail Obligatoire amorce une vague de ralliement massif aux forces de la Résistance. Mouvement qui s'intensifie au lendemain du débarquement des Alliés en Normandie le 6 juin 1944.

Tract manuscrit incitant la jeunesse à boycotter le Service du Travail Obligatoire – Thouars - 1943 © Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres et des régions limitrophes

Tract manuscrit incitant la jeunesse à boycotter le Service du Travail Obligatoire- Thouars- 1943 © Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres et des régions limitrophes

Si les engagements semblent de plus en plus nombreux, une question cruciale se pose : le manque d'armes. Seules les missions alliées de l'été 1944 résoudront cette difficulté.

En savoir plus

Un exemple de maquis en Deux-Sèvres : Le Maquis "Fernand"
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