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Château de Bressuire

En 1943, le mouvement Organisation Civile et Militaire entrepose plusieurs tonnes d'armes et de matériel issu des opérations de parachutages menées dans le Bocage, dans les douves du château de Bressuire.

Bressuire dans la Résistance

Défaite française et établissement des premiers réseaux : Bressuire un point de passage

Dès 1940, la Résistance commence avec les derniers combats de retardement de l'Armée Française, faisant bastion au sud de la Loire devant l'invasion ennemie, jusqu'à Bressuire.

A l'automne 1940, une cohorte de médecins de la région constitue un premier noyau de Résistance : les docteurs Bernard, Bouchet, Cacault, Chauvenet, Colas, Ichon, appartenant à plusieurs réseaux de renseignements et mouvements de Résistance : la Confrérie Notre-Dame (CND), l'Organisation Civile et Militaire (OCM), Alliance. Ils établissent des ramifications dans tout l'Ouest et le Sud-ouest en 1941 et 1942.

Bressuire devient un lieu de passage entre Nantes, Thouars, Angers, Saumur, Parthenay, Poitiers et La Rochelle, pour les agents secrets des réseaux de la France Combattante et de l'Intelligence Service (Buckmaster).

Des relais se développent peu à peu autour de la Chapelle-Saint-Laurent, Moncoutant, l'Absie, Cerizay, Courlay...

Développement de groupes armés

Les groupes organisent avec Londres la réception de parachutages d'armes en vue de lancer, le moment venu, des groupes francs dans l'action paramilitaire.

Les parachutages (armes, munitions, explosifs, matériels, équipements, etc..) commencent dans le Bocage et la Gâtine au printemps 1943, la plupart pour le compte de l'Organisation Civile et Militaire. Le premier parachutage a lieu à Villeneuve à Neuvy-Bouin, la tonne d'armes et de munitions recueillie est transportée au château de Bressuire. Un second parachutage, un mois après, permet à nouveau de cacher une tonne de matériel au château de Bressuire. Puis les opérations se multiplient : 20 tonnes larguées à Villeneuve de Neuvy-Bouin, 3 tonnes à Bois-Rocard de Boismé, 7 tonnes au Mélier de Lageon ou encore au Bois de dix-heures de Maisontiers.

Quels parachutages ont été cachés à Bressuire ?

Les douves du château ont servi de cache au matériel réceptionné lors de plusieurs parachutages organisés dans le courant du premier semestre 1943. Il s'agit des opérations de :

  • 12 mars 1943 (1 tonne)
  • 13 avril 1943 (1 tonne)
  • nuit du 16 au 17 juin 1943 (environ 1 tonne)

Démantèlement du mouvement OCM et saisie des caches d'armes par les allemands

À l'été et l'automne 1943, les investigations de la police allemande déciment l'OCM : 52 résistants arrêtés, 42 sont déportés, 24 ne reviennent pas des camps de concentration. Leurs noms sont inscrits sur le monument à la mémoire des résistants des arrondissements de Bressuire et Parthenay morts pour la France, érigé à Lageon.

Au cours du mois de septembre 1943, les Allemands découvrent la cache d'armes du château de Bressuire, des armes qui manqueront aux résistants au moment de la Libération.


En savoir plus

Pictogramme

Carte des lieux de mémoire

Sources d'information

- Archives du Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres et des régions limitrophes

- Chaumet M., Pouplain J-M., La Résistance en Deux-Sèvres 1940-1944, Geste éditions, La Crèche, 2010

Brochure Lageon

Si vous souhaitez recevoir gratuitement la brochure papier consacrée au monument commémoratif de Lageon réalisée par le Centre Régional "Résistance & Liberté", vous pouvez en faire la demande en contactant le Centre "Résistance & Liberté" :

info@crrl.fr

05 49 66 42 99

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