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Pierre Laval

Homme politique français, chef du gouvernement de Vichy, il soutiendra sans relâche la collaboration avec l'Allemagne nazie.

Homme politique français né à Châteldon en 1883. Licencié en droit, il adhère à la SFIO en 1903. Il accélère sa carrière politique en " naviguant " dans l'hémicycle de l'extrême gauche au centre droit. Il obtient plusieurs portefeuilles ministériels et obtient même la présidence du Conseil à 3 reprises entre le 27 janvier 1931 et le 16 février 1932, et une quatrième fois du 7 juin 1935 au 22 janvier 1936 sous une étiquette centriste. Pendant cette période il connaît une ascension sociale rapide en rachetant des entreprises en difficulté. La défaite de 1940, qui justifiait son pacifisme, lui permet de revenir au pouvoir et d'exercer sa rancœur contre les politiciens qui l'ont combattu. Nommé vice-président du Conseil le 27 juin, il entreprend de liquider le régime républicain par une réforme constitutionnelle qu'il fait voter par l'Assemblée le 10 juillet. " La gueuse a vécu " et Pétain reçoit les pleins pouvoirs. Reconnu comme le successeur désigné du maréchal, Laval apparaît alors comme le chef réel du gouvernement, agissant à sa guise, prenant de nombreuses initiatives en direction de l'Allemagne, lui offrant une véritable collaboration, même militaire.

Par son attitude méprisante, il achève de coaliser contre lui l'hostilité de l'ensemble du gouvernement ; il est démissionné par surprise le 13 décembre 1940 et placé en résidence surveillé à Châteldon. Il reste cependant en contact avec les Allemands, notamment Otto Abetz, ambassadeur du IIIe Reich en France. Sous la pression allemande qui menace de placer la France sous l'autorité d'un " gauleiter " (Goering a même parlé de la " poloniser "), Pétain accepte de le rappeler au pouvoir le 18 avril 1942. Nommé chef du gouvernement, mais aussi secrétaire d'Etat à l'Intérieur, aux Affaires étrangères et à l'Information, Laval a cette fois réduit Pétain au rôle de " potiche " qu'il lui destinait en 1940. Il peut désormais mettre en place une politique de collaboration plus étroite et déclare à la radio d'Etat le 22 juin : " Je souhaite la victoire de l'Allemagne car sans elle, le bolchevisme demain s'installerait partout ". Il offre à l'Allemagne les travailleurs dont elle a besoin en instituant la " relève " (3 travailleurs contre un prisonnier), organise la rafle " des Juifs en juillet, et autorise la Gestapo à poursuivre les résistants en zone libre crée la Milice par la loi du 30 janvier 1943. Il achève de s'aliéner l'opinion publique en instituant la loi sur le Service du travail obligatoire (STO) le 16 février. Devenu un simple fonctionnaire du IIIe Reich, il est contraint de rejoindre Sigmaringen en septembre 1944 où il renonce à toute activité politique. Condamné à mort par la Haute Cour de justice, il est fusillé le 15 octobre 1945.

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